Nous connaissons tous Antoine de Saint-Exupéry, l’auteur du Petit Prince et l’un des pionniers de l’Aéropostale. Mais bien d’autres ont oeuvré à cette grande aventure du XXème siècle. Le Corse Jacques Neri, ainsi, a couru les mêmes risques que le célèbre écrivain, dont il a été le radio. Le musée de Sartène, avec cette exposition temporaire, lui a rendu hommage tout l’été. Si vous voulez vous aussi découvrir l’épopée de ce héros anonyme, dépêchez-vous :

l’exposition se finit samedi 15 septembre !

Prix du billet : 4€ (2,5€ en tarif réduit)

Lieu : Musée de Sartène, rue Croce Ancienne Maison d’Arrêt, 20100 SARTÈNE

Tél : 04 95 77 01 09

Si vous recherchez un traducteur corse français (ou inversement), nous vous invitons à nous contacter directement : nous pourrons vous orienter vers certains de nos écrivains qui publient dans les deux langues.

À moins que vous ne soyez engagé dans une démarche d’apprentissage ? Apprendre une langue, ou se perfectionner dans sa pratique, n’est pas toujours évident. Il faut se familiariser une autre grammaire, mémoriser un autre vocabulaire. Apprendre la langue corse, surtout lorsqu’on ne dispose pas de structure près de chez soi, n’est pas évident.

Lire un livre bilingue, en français et en corse

Colonna édition propose différents livres bilingues. Ils permettent de se familiariser avec la structure de la langue.

L’éveil des âges est une fable illustrée pour les jeunes et adolescents, dans les deux langues. Il constitue un excellent premier contact avec le corse écrit, et la proximité du français permet de saisir les ressemblances et les particularités des deux langues.

Cosmographie : les essais littéraires de Marcu Biancarelli, traduits par Olivier Jehasse, sont une plongée dans une langue plus travaillée, apte à mieux saisir les subtilités des deux langues et à voir s’esquisser les nombreuses passerelles qui les rapprochent.

Ressources en ligne

L’ADECEC propose sur son site différents dictionnaires thématiques, téléchargeables au format PDF. Vous pourrez ainsi enrichir votre vocabulaire dans un domaine précis, comme les oiseaux, la nature, la philosophie, les sciences, etc…

Citons aussi le logiciel de Parlamicorsu.com, qui constitue un véritable traducteur français corse en ligne. Le service est totalement gratuit.

Des associations près de chez vous

Nous avons rassemblé, sur une page intitulée Apprendre le corse, différentes associations présentes sur le continent, en France, afin de vous aider à trouver le bon interlocuteur si vous êtes à la recherche de cours de corse.

Miam Miam Book est un livre de recettes corses écrit par Arlette Shleifer et Caroline Simonpietri. Si les recettes de cuisine proposées par nos deux amies sont des adaptations de recettes corses traditionnelles, nous vous offrons une recette traditionnelle : le fiadone.

Ingrédients pour fiadone

  • 500 grammes de brocciu (le brocciu est un fromage frais corse)
  • 120 grammes de sucre en poudre
  • 10 grammes de beurre (qui serviront à beurrer le moule)
  • 1 citron entier, biologique de préférence
  • 4 oeufs
  • 1 soupçon de sel

Réalisation du fiadone

Conservez le zeste du citron (si vous avez opté pour un citron non biologique, lavez-le avec la plus grande attention), et hachez-le. Prenez vos quatre oeufs, séparez les blancs des jaunes, et conservez les deux. Les jaunes seront versés dans votre saladier. Vous ajouterez alors une partie de votre sucre (90 grammes), ainsi que le zeste et le sel. Maintenant, vous allez utiliser votre fouet jusqu’à obtenir un mélange blanc et homogène.

Vous passez à la seconde étape de la recette. Mettez votre four en préchauffage, à environ 180 degrés. Pendant ce temps, fouettez les blancs pour les monter en neige, ajoutez-y le sucre qu’il vous reste (30 grammes) et fouettez une nouvelle fois pendant une dizaine de secondes. Ajoutez votre brocciu battu dans votre mélange initial (là où vous avez les jeunes), remuez, puis avec une spatule, ajoutez progressivement les blancs en neige.

Il ne vous reste plus qu’à verser votre préparation dans un moule à tarte que vous aurez préalablement pour une grosse demi-heure. Il ne vous reste plus qu’à laisser refroidir et déguster.

La cinquième édition du festival des nuits lyriques se déroulera à Bastia, du mercredi 24 août 2011 au mardi 30 août 2011. Colonna édition vous invite à découvrir le programme de cet évènement culturel majeur de l’île de beauté.

24 août : soirée d’ouverture

Le 24 août, la soirée d’ouverture du festival des nuits lyriques de Bastia débutera à 21h. En première partie de soirée, vous retrouverez une sélection de choeurs et d’airs d’opéras célèbres. En seconde partie, vous pourrez découvrir Cavalleria Rusticana, opéra de Mascagni en un acte de la fin du XIXème siècle.

26 et 28 août : Carmen

Qui ne connaît pas l’air de la habanera ? « L’amour est un oiseau rebelle… » Les amateurs auront le choix entre deux représentations de Carmen, opéra de Georges Bizet, qui se dérouleront les vendredi 26 et dimanche 28 août. Pour les deux soirs, l’heure de début est fixé à 21h

30 août : de grands noms de la musique classique

À 21 heures, le mardi 30 août, vous retrouverez un choeur et des solistes qui feront revivre les grands noms de la musique lyrique : Purcell, mais aussi Mozart, Vivaldi, Pachelbel ou encore Pergolèse.

Informations pratiques

Vous pouvez retirer vos places à la billetterie de l’office de tourisme, place Saint-Nicolas à Bastia, dès le mardi 16 août. Le prix des places varie de 20 à 25 euros en fonction du spectacle choisi.

Les représentations se dérouleront dans la cour du Palais des Gouverneurs, à la citadelle de Bastia.

Si vous aimez le piano, découvrez le site Pianos-international.com

Vous avez prévu de partir en août 2011 en Corse, et plus particulièrement dans la région de Sartène et du golfe du Valinco ? Vous aimez la musique, plus particulièrement le piano et la musique de chambre ? Le festival international de piano et de musique de chambre, qui se déroulera du 4 au 6 août 2011 à Sartène.

Ce sera l’occasion de s’offrir une pause culturelle enrichissante et agréable en pleine cohue estivale et découvrir ou redécouvrir des compositions célèbres, voire mythiques, ou plus confidentielles.

Le festival se tiendra plus précisément au Centre Culturel Laurent Casanova. Nous vous communiquerons de plus amples précisions dès que nous sera communiqué le programme.

La culture corse est une culture vivante, présente autant dans les arts qu’au quotidien, dans la langue et les savoir-faire ancestraux que bien des insulaires, ou des amoureux de l’île, s’évertuent de faire vivre.

Pour mettre en valeur et partager son patrimoine, la Corse possède de nombreux musées, plus ou moins importants, mais tout aussi passionnants. Cette liste n’est pas exhaustive : n’hésitez pas à nous faire part de musées de Corse que nous aurions pu oublier.

Musées de Corse par ville : Ajaccio - Albertacce - Aléria - Bastia - Bonifacio - Cervione - Corbara - Corte - Lévie - Morosaglia - Sartène

Carte interactive des musées de Corse

Ajaccio

Maison Bonaparte : la maison natale de Napoléon Bonaparte est ouverte au public, et propose une collection d’objets liés à l’homme et son entourage.

Informations pratiques : rue Saint Charles. Téléphone : 04 95 21 43 89

Site Internet : www.musee-maisonbonaparte.fr

Musée A Bandera : géré par une association, il s’intéresse à l’histoire de la Corse et des Corses, et tout particulièrement au passé militaire, avec des reconstitutions ou des restaurations d’objets du quotidien, aussi bien civils que militaires.

Informations pratiques : 1 rue du Général Levie. Téléphone : 04 95 51 07 34

Site Internet : www.musee-abandera.fr

Musée Fesch : récemment rénové, le musée des beaux-arts Fesch possède une extraordinaire collection de peinture, qui en fait l’un des musées majeurs de la Corse. Il accueille ainsi des tableaux de nombreux peintres, qui, des plus célèbres aux plus modestes, partagent tous le même talent et un amour de l’art.

Informations pratiques : 50-52 rue du cardinal Fesch. Téléphone : 04 95 26 26 26

Site Internet : http://www.musee-fesch.com/

Musée Marc Petit / Lazaret Ollandini : à l’origine, le lieu accueillait les marins en quarantaine. Racheté par monsieur Ollandini, il est au coeur d’une fondation destinée à soutenir la culture insulaire. Découvrez au Lazaret Ollandini les oeuvres de Marc Petit, sculpteur de génie. Le musée est un haut-lieu de la vie culturelle ajaccienne, et abrite chaque année différentes organisations et manifestations.

Informations pratiques : quartier Aspretto. Téléphone : 04 95 10 85 15

Albertacce

Musée archéologique Licninoi : situé dans la vallée du Niolo (près du lac de Calacuccia), il propose une collection d’objets préhistoriques trouvés dans la vallée du Niolo.

Informations pratiques : situé sur la route entre Corte et Porto, à Albertacce. Téléphone : 04 95 48 05 22

Aléria

Musée d’Aléria : la Corse fut longtemps occupée par l’empire romain dans l’Antiquité, comme en témoignent les vestiges archéologiques d’Aléria. Le musée éponyme propose au public un aperçu des différents vestiges mis à jour lors des différentes campagnes de fouilles.

Informations pratiques : le musée est situé au Fort Matra, au sud de Cateraggio. Téléphone : 04 95 57 00 92

Bastia

Musée de Bastia : cet espace s’est focalisé sur l’histoire de la ville tout en intégrant une forte dimension ethnographique. On y découvre ainsi la vie locale des Corses de Bastia et de ses environs au fil des siècles, ainsi que les relations avec l’autorité, notamment génoise. Des expositions temporaires viennent régulièrement compléter les collections permanentes.

Informations pratiques : le musée est situé Avenue Pierre Giudicelli. Téléphone : 04 95 31 09 12

Site Internet : www.musee-bastia.com

Bonifacio

Bastion de l’étendard : installé au coeur des anciennes fortifications de la cité, le Bastion de l’étendard retrace l’histoire de Bonifacio. En suivant un parcours fléché, le visiteur découvre plusieurs évènements majeurs, comme la visite de Charles Quint ou encore le naufrage de la Sémillante au large des îles Lavezzi. Le Bastion de l’Étendard donne aussi accès au mémorial et propose des reconstitutions de scènes de la vie quotidienne.

Informations pratiques : adressez-vous à l’office du tourisme au 04 95 73 11 88.

Cervione

ADECEC : géré par une association loi 1901 de passionnés de la culture insulaire, le musée de l’ADECEC propose aux visiteurs de se familiariser avec la vie quotidienne sur l’île de beauté durant les siècles passés. L’ADECEC a une vocation ethnographique, et cherche à présenter et partager une culture et un mode de vie.

Informations pratiques : Piazza San Teramu - Téléphone : 04 95 35 16 99 ‎

Site Internet : www.adecec.net

Corbara

Musée privé de Corbara : les musées de Corse recèlent aussi de véritables perles, des lieux portés à bout de bras par des passionnés. À Corbara, monsieur Savelli a rassemblé de nombreuses pièces de valeurs : vieux manuscrits, instruments de musique anciens, stylets, pistolets, et divers objets plus étonnants les uns que les autres. Le curieux découvrira ainsi une autre facette de l’Histoire de la Corse, riche de son éclectisme et de sa singularité. On peut visiter le musée de 15 à 18 heures.

Informations pratiques : Place de l’église, Corbara. Téléphone : 04 95 60 06 65 ‎

Corte

Musée de la Corse - Museu di a Corsica : Ouvert en 1997, le musée de la Corse a été intégré à la vieille citadelle, à proximité de l’Université. Axé sur une dimension anthropologique, il associe des collections permanentes et expositions temporaires sur des thèmes aussi variés que passionnants.

Informations pratiques : le musée est situé dans la citadelle de corte. Téléphone : 04 95 45 25 45

Site Internet : www.musee-corse.com

Lévie

Musée départemental de l’Alta Rocca : entre mer et montagne, l’Alta Rocca a su garder son caractère et préserver son authenticité. Le musée départemental de l’Alta Rocca retrace les 10 000 ans d’occupation humaine de la région.

Informations pratiques : avenue lieutenant de Peretti, Lévie. Téléphone : 04 85 78 00 78

Site Internet : www.culture.fr

Morosaglia

Musée départemental Pascal Paoli : la maison natale de Pascal Paoli, le « père de la nation corse », a été transformé en un musée qui est consacré à ce personnage historique de première importance, fondateur de l’une des premières républiques démocratiques modernes. À proximité de la maison se situe le tombeau de Pasquale Paoli, dont les cendres ont été ramenées d’Angleterre, sa terre d’exil, au XIXème siècle

Informations complémentaires : Hameau de Stretta, Morosaglia. Téléphone : 04 95 61 04 97

Sartène

Musée Départemental de Préhistoire Corse et d’Archéologie : le Sartenais a été occupé dès la Préhistoire. Le musée de Sartène rassemble plus de 250 000 objets dans ses réserves. Les passionnés d’histoire comme les simples curieux apprécieront la visite.

Informations complémentaires : rue Antoine Crocce, Sartène. Téléphone : 04 95 77 01 09

Une culture ne peut être dissociée des produits de son terroir. La Corse, riche d’un territoire varié, entre mers, plaines, vallées et montagnes, a mis tout son savoir-faire au service d’aliments et de boissons savoureuses. Le patrimonio, l’un des vins les plus connus de Corse, n’échappe pas à cette règle d’excellence. Le savoir-faire des vignerons a d’ailleurs été reconnu, puisque le patrimonio est protégé par une Appelation d’Origine Contrôlée.


Terroir : les vignobles qui donnent le patrimonio se situent de la commune éponyme, et englobe aussi des vignobles sis sur les communes de Saint-Florent et Oletta, au sud du Cap Corse. Le sol, argileux et calcaire, donne des conditions de culture optimales, favorisés encore par un climat sec et chaud en été.

Cépages : Patrimonio est un vin rouge produit essentiellement à partir d’un cépage local, le Nieluccio. Il existe aussi un patrimonio blanc qui repose sur un cépage différent, le Vermentino, parfois appelé Malvasia, ainsi que des vins rosés bénéficiant aussi de l’AOC.

Production : la production tutoie, chaque année, les deux millions de bouteilles.

Vieillissement : en rouge, le patrimonio peut se garder facilement de 3 ans à 7 ans, et les blanc et rosé se conservent très bien jusqu’à 3 ans.

Accompagnement : en rouge, le patrimonio se marie très bien avec le ragoût, le poulet grillé ou le gibier à plumes. Le blanc sera le compagnon idéal de vos poissons, tandis que le rosé apportera une touche rafraîchissante à vos apéritifs.

Lorsqu’on parle hérésies du Moyen-âge et persécutions par l’Eglise, les Cathares viendront certainement en premier à l’esprit. Et pourtant, l’histoire de la Corse a connu, avec les Giovannali, une hérésie qui s’est terminée en tragédie.

Les Giovannali, ou Ghjuvannali en langue corse, sont apparus dans la région de la Rocca, plus précisément à Carbini. Animés par une piété particulièrement vive, les Giovannali pratiquaient la mortification et encourageaient un réel partage des richesses.

Mais leur engagement très fort, et leur rejet de la hiérarchie épiscopale, qu’ils jugeaient trop peu respectueuse de la vérité du message christique, attirèrent l’attention de l’Eglise. En ces temps troublés, qui font suite à un schisme dévastateur pour l’image de Rome, les Giovannali gagnèrent des adeptes. Caractère singulier des Giovannali : les femmes sont particulièrement présentes dans le mouvement, et les communautés sont mixtes (ce qui leur faudra l’accusation de fornication, car de plus les Giovannali rejettent l’institution du mariage).

Excommuniés, pardonnés puis à nouveau excommuniés, jugés trop peu fidèles aux pouvoirs religieux et temporel, les Giovannali furent persécutés. En encourageant la mise en commun des biens, non pas au niveau de monastères limités dans l’espace, mais au niveau de villages entiers, ils menaçaient en effet l’ordre établi. La tradition veut que les derniers représentants de cette dissidence aient été brûlés à Ghisoni, au pied de deux montagnes qui, depuis, se nomment Kyrie Eleison (Seigneur, prends pitié) et Christe Eleison (Christ, prends pitié).


D’où viennent les Giovannali ? Si, pour Alexandre Grassi, ils représentent une réminiscence des courants cathares, il semble plus juste de les rattacher aux Fraticelli, qui pour simplifier appliquent avec le plus de rigueur la règle des Franciscains, ordre monacal fondé par Saint-François d’Assise. Il serait intéressant de s’attacher à une étude sociologique plus poussée de la piève de Carbini, pour comprendre quelles raisons économiques, sociales et spirituelles ont poussé les habitants de ce village à s’inscrire dans l’extrémité que représente le mouvement des Giovannali.

Un roman historique sur les giovannali

Philippe Franchini a publié chez Colonna édition un roman historique consacré à l’histoire des giovannali : Les chemins de granit - I Ghjuvannali. Vous pouvez dès aujourd’hui commander ce livre en ligne, et découvrir un éclairage nouveau sur les Ghjuvannali.

Commandez Les chemins de granit - I Ghjuvannali


La gastronomie corse est connue bien au-delà des rivages de l’île. La cuisine corse sait tirer partie de toute la richesse d’un terroir aux facettes multiples et aux micro-climats variés. Charcuterie, fromages, farine de châtaigne, vins et spiritueux, les produits corses offrent des saveurs multiples et les recettes traditionnelles se déclinent presque à l’infini, se réinventant dans chaque village, dans chaque foyer, comme on peut le découvrir sur le site Internet Cuisinez corse Read More →