Jean BALDACCI (1890 - 1914) A corps perdu

Jean BALDACCI (1890 - 1914) A corps perdu

Jean BALDACCI (1890 - 1914) A corps perdu

Une famille corse en deuil face à la guerre de 1914

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Le 27 septembre 1914, à l’attaque du bois de Géréchamp (Meuse), le lieutenant Saint-Cyrien Jean Baldacci (promotion des Marie-Louise 1911-1913) tombe à la tête de la première compagnie qu’il commandait, tous les autres officiers (commandant, capitaines, lieutenants) ayant été tués ou blessés.

Chevalier de la Légion d’honneur à titre posthume (1920), croix de guerre avec palmes, son corps a été inhumé dans le petit village de Xivray (Meuse) –une centaine d’habitants- à côté de Bouconville par l’autorité militaire et son avis de décès –dressé aux armées- est expédié en 1916 à la mairie de Nice où stationnait son régiment jusqu’à la veille de la déclaration de guerre.

Son père, Michel Baldacci (Bastia 1859-Marseille 1926), inspecteur régional des Postes et Télégraphes, et sa mère Marie Devoti-Lusinchi (Bastia 1868-Marseille 1955) apprennent son décès par la presse (l’Eclaireur, le Petit Marseillais), décès confirmé peu après par le maire de Marseille, mais l’avis de décès parvenu en 1916 à la mairie de Nice ne sera expédié à sa mère veuve qu’en 1930 et sous forme d’extrait seulement.

Les différents témoignages récoltés auprès de ses compagnons d’armes (tué le 27 septembre, le 28, ou le 29 –jour où sa compagnie n’était point de service-, voire le 5 octobre d’après ses états de services conservés au Service Historique de l’Armée de terre), tué sur son cheval en criant sabre au clair « Allons-y les Enfants », ou empêtré en franchissant des barbelés face à une tranchée bavaroise en criant « Attention, à la baïonnette » ont engendré un désordre archivistique tel que ce jeune officier né à Bastia en 1890, et mort pour la France, a un décès qui n’a jamais été enregistré ni sur les registres d’état-civil de Xivray, ni sur ceux de sa ville natale et qu’il ne figure pas sur le Monument aux morts de Bastia, alors qu’il est mentionné sur celui de Nice où casernait son régiment, le 163e d’infanterie.

Sa sœur Lucie Franceschi, née Baldacci (1891-1974), a jusque sur son lit de mort mené un inutile combat pour réparer ces oublis. De 1914 à 1974 ce « corps perdu » a engendré entre elle et les autorités une importante correspondance : avec les ministres de la Guerre puis de la Défense, les Présidents des Anciens combattants, les maires de Bastia, les Directeurs du service historique des Armées, les maires de Nice et de Xivray, les généraux commandants l’Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr, les présidents de l’Association la Saint-Cyrienne.

Chacun a fait son devoir mais Jean Baldacci ne figure toujours pas sur le monument aux morts de sa ville natale. Petit-fils d’Antoine et Lucie Franceschi, Michel Vergé- Franceschi publie aujourd’hui ici le dossier.

Fiche technique

  • Auteur - Michel Vergé-Franceschi
  • Date de parution - 31/12/2013
  • Hauteur - 240 mm
  • Largeur - 156 mm
  • Profondeur - 40 mm
  • Poids - 0.500 kg
  • Nombre de pages - 495

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