Hélène Ourties

BIOGRAPHIE de Hélène Ourties

Hélène Ourtiès est née à Marseille en 1956, s’installe à Montpellier en 1974. Elle a réalisé 2 carnets de voyage poétique sur la Corse et 1 carnet photographique sur les graffitis à Montpellier. Elle aime la photographie, parce qu’elle nous ouvre au monde qui nous entoure. Le côté fugace de la prise de vue aiguise notre regard, tout le corps est en éveil, aux aguets de l’insolite, de la moindre beauté que l’œil perçoit comme telle. C’est une pratique qui s’apparente à la lecture ; la lecture d’un paysage. Et l’écriture, pour fixer l’éphémère de l’émotion vécue, pour la partager avec le lecteur. Son inspiration s’éveille dans le choc que provoque un instant, dans ce qui crée en elle l’étonnement, titille sa curiosité, la touche au cœur ; cela va d’un simple carré de bleu dans un ciel d’orage, à l’odeur du mimosa ou comme, plus sérieux, une rupture, un chagrin, une colère. Son écriture à cette brièveté du spontané de l’émotion, guère plus long le vagabondage de sa pensée ou de ses questionnements ; elle n’explique rien; elle pose sa singularité sur le papier au plus près de sa sensibilité. 

SES PUBLICATIONS 

QUARTIE HAUT

Carnet de voyage poétique/ EDITIONS COLONNA / 2015 / recueil bilingue Français-Corse, comprenant des photos et des textes sur le cimetière marin de Bonifacio.

Un recueil patrimonial par ses photos, qui recensent à une date donnée des tombeaux exceptionnels dans un lieu atypique de Méditerranée, et patrimonial aussi par sa présentation bilingue qui soutien la nécessité de préserver les langues régionales qui sont les racines et la richesse de notre pays. Un recueil poétique par ses textes relevant les pensées et le ressenti de l’auteur dans ce site, sur sa vision de la mort qui dans ce lieu singulier reflète la lumière méditerranéenne. Enfin l’ensemble, définit par l’auteur comme carnet de voyage car il nous promène dans un lieu visité par + de 300 000 touristes par an.

Extraits:

4de couverture : Tout en haut de la citadelle de Bonifacio est le Bosco,  sur un plateau calcaire blanc sculpté par le vent et les embruns. Ce lieu insolite et fascinant, face à l’azur du ciel et de la mer, abrite derrière une clôture de pierre un cimetière atypique, sans doute le plus beau de Méditerranée. Chassez toute  tristesse de vos pensées, imaginez plutôt un Quartier Haut, avec ses ruelles et ses maisons, ses placettes,  l’endroit est touchant de beauté. Vous vous y promenez, vous vous asseyez un instant sur le bord d’une tombe, le temps du recueillement,  le temps de vous rapprocher de ces ancêtres qui ont fait l’histoire de cet éperon de roches blanches, ici le temps est éternel, même le soleil aime s’y attarder jusqu’au soir où il se fond dans la mer. Ancré sur les falaises du couchant surplombant la mer il est le lieu le plus singulier de la cité.

Page 1 : Au bout de l’île, un promontoire de pierres blanches, une citadelle mystérieuse ouverte au ciel, aux vents et aux embruns, indifférente aux tempêtes.  C’est Bonifacio.

J’erre d’ici à l’au-delà, sur l’abrupte falaise qui plonge sur l’horizon en fuite et j’invente des instants à l’odeur d’immortelles.

Page x : Héritière muette de ton amour, je m’approche du symbole rouillé de ta passion. Cette croix est la brèche qui mène au mystérieux passage vers l’au-delà, en son cœur est la lumière qui délie nos entraves et nous donne le choix …

CARNET DE BALAGNE

Carnet de voyage poétique / EDITIONS TERAMO / 2010 / recueil bilingue Français-Corse, comprenant des photos et des textes sur cette région de Corse que l’on nomme La Balagne et qui se situe entre Calvi et Ile Rousse.

Carnet de Balagne est une balade en Corse donc ! A sa création d’ailleurs il s’intitulait  « Mes chemins de Balagne » car en ce lieu doux et hospitalier, la rencontre se tisse par ses chemins : le chemin des vignes, des vergers, de l’olive et du goût de la mémoire, le chemin de la pierre, le chemin porter par le silence des églises, le chemin tracé par des destins, le chemin de l’amitié où se côtoient les hommes de cœur, enfin le chemin des secrets et des découvertes, celui qui n’appartiendra qu’à vous, cristallisé par les rencontres et le souvenir. Ce recueil est pour ceux qui pensent qu’aujourd’hui l’on ne peut plus vivre sans poésie, sans couleur, sans aimer. Carnet de Balagne nous ouvre ces parenthèses.

Extraits :

4e couverture : Une brise fraîche, saline, marine, pure comme un cristal, dévale toute parfumée de ces senteurs inoubliables à ceux qui les ont senties une  fois. C’est la Corse.
Myrtes, Immortelles, Cistes, Lentisques, …
En s’éloignant de la mer par un chemin muletier qui grimpe la colline s’y mêlent d’autres parfums suaves : menthe sauvage, fenouil, pin, olivier, figuier, amandier, … C’est le maquis.
Il éveille nos sens et rend unique cette terre de soleil, de lumière, lui donne une âme, source intarissable d’inspiration

Mes chemins de Balagne

Qu’est ce qui prépare les chemins ?

Qu’est ce qui dirige nos pas ?

Qu’est ce qui nous conduit vers les accomplissements ?
Je ressens clairement aujourd’hui la main conductrice qui aplanit les voies avec sagesse, qui dirige avec soin et loin le cours des choses, tout en laissant la pleine liberté de participer ou de refuser. Et bientôt tout devient plus clair.

Quel est le sens du cadeau ainsi reçu ?

Il est une confirmation précise de la valeur et de la portée de l’intuition.

Faculté de l’homme d’entrer en contact avec une autre réalité.

Sainte Huile, précieusement conservée dans un ventre de terre elle s’affirme symbole. C’est par elle que Jésus devint Christ, par elle que se marque notre passage de la naissance à l’agonie : baptême et extrême onction. Elle parle à l’âme, plus encore que le pain et le vin. Symbole divin, elle naît dans des antres faits d’ombres, de fraîcheur et de courts silences. Les moulins sont ses petites chapelles. Elle scintille, claire, charnue comme son fruit. Souvent, elle roule son or sur le palais, grasse et ventrue. Cela vient de l’arbre et du temps, cela dépend aussi des années.

De Babel à Verdanson / carnet de voyage photographique, conçu pour concourir aux rencontres photographiques de Montpellier « les Boutographie » (non édité)/ 2011/ Il contient des photos (28) de graffitis visibles à cet époque dans le lit de cette rivière qui traverse la ville de Montpellier : le Verdanson.  Elles sont accompagnées d’un texte faisant le parallèle entre le désordre dans le langage des hommes suite à la chute de Babel et le langage de la rue dans ce lieu.

Extrait :

Introduction : La chute de Babel mit le désordre dans le langage de ces hommes trop présomptueux, métaphore du malentendu humain. Verdanson est une rivière mâtée pour son impétuosité dévastatrice ; elle vomit aujourd’hui un langage, celui des murs. Ces signes de la rue rappellent que toutes personnes a le droit à la parole et à l’expression.

Babel, c’est à la fois un ouvrage et une ville : une entreprise collective pour se faire un nom, pour exister. Babel est peut-être une chance pour l’homme, elle est une invitation à l’ouverture à l’autre, celui qui m’est différent comme voie qui mène au tout Autre.

Verdanson devient ainsi un livre toujours ouvert, une fresque qui se réalise d’un seul coup et sans s’interrompre, à la façon d’une résurgence qui se calmera d’elle-même une fois donné son message.

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